Portées par un fort climat d’innovation, les technologies de la finance ne cessent de rompre avec les pratiques classiques. Déjà bien dessinés, les contours du nouveau paradigme financier deviennent toujours plus clairs. Petit tour d’horizon des principaux changements qui interviennent dans le domaine.

Longtemps réservés à une élite, tant sur les plans économiques qu’intellectuels, les services financiers se déclinent désormais en de multiples possibilités et technologies. L’essor des fintechs donne ainsi naissance à un nouveau paradigme. Ce dernier accueille les néophytes, les amateurs ou encore les petits investisseurs. Permettant de démocratiser l’accès aux services et outils financiers, les fintechs bousculent la donne classique. En parallèle, elles dopent l’inventivité, la créativité et la compétitivités dans un secteur longtemps dominé par des poids lourds. Aujourd’hui, la finance est donc aussi et surtout une affaire de recherches et d’innovations disruptives.

Un des premiers points à relever lorsque l’on aborde l’évolution des fintechs et la manière dont elles ont révolutionné la branche concerne la démocratisation des services financiers. En ligne, les internautes désirant investir bénéficient désormais de multiples possibilités. Plusieurs plateformes proposent ainsi de mettre en relation investisseurs et gestionnaires de fortunes. Elles permettent de diminuer le nombre d’intermédiaires et les coûts générés habituellement par l’activité de grands groupes. Ces plateformes en ligne s’adressent donc à tous les types d’investisseurs. Même avec une «petite somme», il est possible de confier la gestion de son patrimoine à un expert. Ceci dans l’optique de faire fructifier ses avoirs. En même temps, pour les gestionnaires qui débutent ou qui désirent diversifier leur activité, ce type d’outils en ligne offre la possibilité d’accéder à des capitaux pour étendre et développer leurs compétences financières tout en accumulant de l’expérience.

Plus sage et plus verte

Les objectifs durables et éthiques sont de plus en plus mis en avant par les pépites de l’innovation financière. Ils constituent aussi de nouveaux pôles dans la branche. La finance durable ou bienfaisante prend en effet une ampleur importante dans le secteur. Les préoccupations environnementales, morales ou éthiques sont placées au centre de la stratégie d’investissement. Un élan positif encourageant, qui mérite d’être souligné et promu au même titre que les autres innovations caractérisant le domaine.

Dans le même esprit, les fintechs semblent aussi miser davantage sur des stratégies d’investissement plus sages et «logiques». Exemple avec l’apparition progressive de fonds de placement basés sur le principe de la sagesse des foules. Le concept: partir du principe que la perception et la résolution d’un problème sont plus efficaces en étant confiées à une foule plutôt qu’à n’importe quel individu, ou groupe restreint. Un principe des plus prometteurs, sur lequel de nouveaux fonds basent leur stratégie, qui devrait séduire un nombre croissant d’investisseurs durant ces prochaines années.

Les banques ne sont plus seules 

De manière générale, l’activité des fintechs se répercute bien sûr sur les établissements bancaires. Évoluant désormais dans un contexte marqué par la présence de nombreux nouveaux acteurs, ils sont nombreux à devoir revoir leur positionnement. Dans ce paradigme, les investisseurs et porteurs de projets peuvent bénéficient par exemple de nouvelles solutions d’investissement des plus efficaces. On pense bien entendu au crowdfunding et à ses nombreuses plateformes qui se développent sur le web. En Suisse, ce modèle de financement a d’ailleurs la cote. En effet, près de 400 millions de francs sont investis annuellement par les Helvètes via ce genre de systèmes. Pour soutenir des projets locaux tout en accédant à des contreparties intéressantes, ce modèle de financement démocratique et ouvert issu des fintechs se développera encore. Conscientes de ce nouveau modèle, certaines banques ont d’ailleurs développé leur propre plateforme de crowdfunding.

La technologie de la blockchain

Toujours dans l’optique de démocratiser l’accès aux services financiers, la technologie de la blockchain joue un rôle important. Sans forcément s’intéresser aux complexes cas des cryptomonnaies, dont la volatilité et les failles de sécurité peuvent constituer des difficultés encore observées avec ces devises numériques, la technologie sur laquelle elles reposent s’avère intéressante. Dans le secteur immobilier, il est en effet possible, pour les acteurs de la branche, d’associer des micro parts de biens à des tokens. Ceci, pour en faciliter l’acquisition par les investisseurs et les particuliers. Il s’agit de jetons numériques traçables et transparents générés par l’intermédiaire de la technologie de la blockchain.

Un modèle innovant qui se transpose par ailleurs dans le tissu économique des PME. Sans bénéficier des mêmes outils et leviers financiers que les sociétés cotées, les petites et moyennes entreprises peuvent également associer leurs parts à des tokens en les subdivisant en de micro actions. Les particuliers qui désirent investir en soutenant les acteurs économiques locaux peuvent ainsi le faire en achetant plus facilement leurs actions au sein de cette nouvelle «Bourse» digitale des PME.

On l’aura compris, les fintechs n’ont pas fini de bousculer les codes traditionnels et classiques. Dans cette course à l’innovation, chacun a une carte à jouer, qu’il s’agisse des sociétés, des particuliers ou encore des investisseurs ou des petites entités, voire des indépendants. A vous de jouer! 

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