La transition énergétique représente encore et toujours un défi critique. Ceci malgré le fait que les technologies pour sa mise en œuvre sont disponibles à des prix accessibles. L’atténuation des conséquences infiniment coûteuses du dérèglement climatique dépendra de nous. Plus particulièrement, de notre capacité collective à transformer rapidement et en profondeur notre système énergétique.

Daniel Schaller, Directeur Suisse romande, AEE SUISSE

En Suisse, le peuple et nos instituts académiques ont légitimé ce processus de transformation à plusieurs reprises. Ces derniers ont amené des arguments objectifs au débat. Ceci notamment au travers des deux programmes nationaux de recherche 70 et 71 du FNS. 

Soutenir la transition

Ces décisions et clarifications soutiennent la réalisation d’un tournant énergétique décidé par une majorité, qui de fait a aussi la responsabilité de répondre de manière adéquate au scepticisme de certains milieux. D’éventuels clivages compromettraient l’issue du mouvement de fond que nous venons d’amorcer. Toute initiative à même de contribuer à une meilleure acceptation de ce changement vital doit donc être soutenue. 

Transition énergétique et économie suisse

Car au final, pour notre pays, l’adoption de la transition énergétique pourrait s’avérer encore plus pertinente qu’ailleurs. Notre économie dépend notamment de l’efficience (aussi énergétique) de ses entreprises et sa capacité d’adaptation n’est plus à démontrer. De plus, notre prospérité se base largement sur notre capacité d’innovation et la valeur ajoutée qui en découle. Quant aux cleantechs, ils emploient près de 160 000 personnes, et les exportations de ce secteur sont à la hausse. Pour le reste de l’industrie, les conventions d’objectifs sous l’égide de la Confédération permettent l’exemption et le remboursement de la taxe sur le CO2. Ceci permet de mieux investir dans des mesures énergétiques rentables, incitant à la modernisation des outils de production. Par conséquent, les entreprises sont plus efficaces et compétitives.

Le législatif se doit donc de continuer d’élaborer des cadres légaux favorables à une transformation du système énergétique constructive et génératrice
d’opportunités. Alors que de leur côté, les acteurs de l’économie portant ce changement doivent s’engager et faire entendre leur voix de manière organisée, en particulier dans le débat politique et les mises en consultation de lois.

Avec les 29 associations professionnelles et 15 000 entreprises qu’elle représente, l’AEE SUISSE, faîtière des acteurs de la transition énergétique, défend au niveau fédéral et cantonal une transition énergétique qui fera la prospérité de la Suisse de demain.

Texte Daniel Schaller, Directeur Suisse romande, AEE SUISSE

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