Les bébés envoient certains signaux pour faire comprendre à leurs parents ce qui leur manque. Il faut souvent un certain temps pour que les parents captent ces signaux. Comment les parents peuvent-ils interpréter correctement les signes d’alerte de leur enfant? Explications.

Un bébé veut communiquer dans sa propre langue. Il peut alors utiliser son comportement et son langage corporel pour exprimer ses sentiments et ses besoins sans recourir aux mots. Pour pouvoir tout analyser correctement, les parents doivent être attentifs à certains signaux. L’interprétation correcte prend du temps au début et est très individuelle. Cependant, en observant bien l’enfant, les parents peuvent identifier plus rapidement le besoin qui se cache derrière tel signal. Selon Sara Baumann, conseillère en sommeil et en allaitement, le premier point de contact après la naissance est la sage-femme. Mais une conseillère pour les mères et les pères peut également aider. «Il est important de répondre rapidement, de manière fiable et sensible aux besoins de l’enfant», souligne Sara Baumann.

Un sourire vaut mieux que mille mots

Le sourire d’un bébé est une chose très spéciale pour les parents et suscite toujours leur enthousiasme. Ce fameux sourire aux anges se produit généralement dans les premières semaines de vie. Il s’agit d’un réflexe qui paraît pendant le sommeil. Dès son deuxième ou troisième mois de vie, le bébé sourit pour créer un lien social. Cependant, le sourire d’un enfant n’est pas toujours une réaction à quelque chose qui vient de se passer. Les bébés sourient également sans raison.

Besoin d’attention ou pas?

Parfois, le bébé, perdu dans ses pensées, regarde un objet. La bouche et les mains se détendent et s’ouvrent légèrement. Il ouvre les yeux d’émerveillement. L’enfant veut découvrir son monde de manière concentrée. Il ne faut pas le déranger. En revanche, si le bébé veut attirer l’attention, il pleurniche. Lorsque les parents lui donnent l’attention désirée, il se calme rapidement. Ensuite, s’il se concentre sur ses parents et recherche le contact visuel, le bébé signale qu’il est réceptif et qu’il veut que ses parents l’occupent. Ils peuvent jouer avec leur enfant à ce moment-là.

Il est important de répondre aux besoins de l’enfant de manière rapide, fiable et sensible.

Attention, la faim est là

À partir du deuxième jour de vie, la mère doit allaiter son bébé au moins huit à douze fois par jour. Si un bébé a faim, il devient agité. Il commence à donner des coups de pied et à gémir. Ensuite, il se met à pleurer. «Pleurer est un signe tardif de la faim», ajoute Sara Baumann. Il peut être utile de regarder le visage et le corps du bébé. Lorsqu’il a faim, son corps se tend et ses mains se serrent dans les poings. Vous pouvez poser un doigt sur ses lèvres. Si le bébé commence immédiatement à le téter, il a certainement faim. Caressez-lui la joue juste à côté de la bouche, le bébé bougera la tête et ouvrira la bouche. Si le bébé suce son poing, il a faim aussi. Mais sucer le poing peut aussi être un moyen de s’apaiser.

Les signes de fatigue

Quand le bébé est fatigué, il détourne la tête. Les bâillements et les mouvements saccadés des bras ou des jambes signalent également sa fatigue. Il peut aussi essayer de sucer ses doigts pour se calmer. Il se met à gémir et après un certain temps, il commence à pleurer. Le corps du bébé est flasque. Les yeux sont vitreux, les paupières sont lourdes et à moitié fermées. Le bébé détourne son regard et se frotte les yeux avec ses poings. C’est le meilleur moment pour mettre le bébé dans son berceau. «Les stimuli externes doivent être réduits et, pour s’endormir, le bébé doit ressentir un contact physique direct», explique Sara Baumann. 

Attention, quelque chose ne va pas

Le bébé peut ne pas être bien si son visage est tordu de douleur, si ses mains sont serrées, s’il respire rapidement, s’il pleure exceptionnellement fort ou s’il gémit très faiblement. Chaque cri peut être le signe d’une maladie grave, surtout si les parents trouvent le comportement de leur enfant étrange. «Chaque fois que les parents estiment que quelque chose ne va pas chez leur enfant, ils devraient demander l’avis d’un spécialiste», conseille Sara Baumann.

Les stimuli externes doivent être réduits et, pour s’endormir, le bébé doit ressentir un contact physique direct.

Le Dunstan Baby Language peut être utile

Les nouveau-nés peuvent exprimer leur état général à l’aide d’un langage particulier. Le Dunstan Baby Language a été découvert par l’Australienne Priscilla Dunstan. Ce sont des réflexes congénitaux que tout bébé possède et qui déclenchent un certain son. Ces sons spécifiques sont perceptibles pendant les trois premiers mois de vie du bébé, juste avant qu’il ne commence à pleurer ou à crier. Par la suite, les sons changent et deviennent plus individuels. Une fois que le bébé expérimente ces sons, que ces derniers sont compris et que ses parents ont réagi à ces signaux, il continuera à les utiliser après le septième mois de vie. Néanmoins, ces sons ne sont généralement plus distincts après le sixième mois. Il y a cinq sons et ils correspondent aux besoins suivants:

«Neh» = faim
«Oh» = fatigue
«Heh» = inconfort (par exemple, il fait trop chaud, trop froid ou les vêtements sont trop serrés, la couche est mouillée, etc.)
«Eair» = flatulence
«Eh» = rot

Le Dunstan Baby Language n’a pas été scientifiquement prouvé. Néanmoins, selon Sara Baumann, les jeunes parents peuvent en tirer bénéfice. En reconnaissant les sons, ils peuvent répondre plus rapidement aux besoins de leur enfant. Sara Baumann affirme : «Les enfants se sentent remarqués, compris et ils comprennent que leurs besoins sont satisfaits plus rapidement. Le lien mutuel est donc favorisé».

Texte Chantal Somogyi

Traduit de l’allemand par Andrea Tarantini

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