La pandémie de coronavirus a changé nos habitudes et nos modes de vies. Au niveau mondial, le Covid-19 a affecté de nombreux domaines professionnels. La distance sociale, les mesures d’hygiène, la fermeture des activités et des commerces et le télétravail ont eu un impact remarquable sur tous les secteurs d’activité. L’industrie du marketing d’influence a également dû s’adapter à la crise et à ses conséquences. Explications. 

Maeva Buono Verzola
Style & Beauty Blogger

Événements et campagnes reportés ou annulés, locaux fermés, réglage des budgets. À cause du coronavirus, les influenceurs ont vu leurs contrats de parrainage tomber à l’eau, leurs campagnes suspendues et leurs revenus baisser. C’est ce que soutient également Maeva Buono Verzola, Style & Beauty Blogger: «l’annulation de voyages, d’événements et de collaborations a affecté les influenceurs». Comment les professionnels du marketing d’influence ont-ils modifié leurs activités afin de gagner leurs vies tout en restant à la maison?

Les blogueurs de voyage restent chez eux

L’activité des travel bloggers consiste à créer du contenu en voyageant, en écrivant des articles et en postant des photos. Comment continuer cette activité alors que les voyages ont été reportés et qu’il faut rester chez soi? Maeva Buono rappelle que «d’une manière ou d’une autre, tout le monde a été touché par la crise. Certains plus que d’autres. Les travel bloggers, par exemple, ont été particulièrement affectés puisque toutes leurs activités ont dû être reportées ou annulées».

L’impact du coronavirus sur le marketing d’influence est important. Le revenu des créateurs de contenu en dépend.

Annulation des campagnes publicitaires

Afin de couper les coûts et ne pas paraître insensibles, plusieurs marques ont suspendu leurs campagnes. «L’impact du coronavirus sur le marketing d’influence est important. Le revenu des créateurs de contenu en dépend. La plupart des influenceurs sont des entrepreneurs et comptent sur ces mandats pour vivre et payer leurs factures. Malheureusement, une ou deux de mes campagnes ont aussi dû être annulées», nous explique la jeune Beauty Blogger. Est-ce que ces opportunités réapparaitront? Pour certains professionnels ce n’est pas encore clair. Une chose est sûre: pour gagner leur vie, même les influenceurs doivent adapter leurs activités en cette période de crise. 

L’industrie du marketing d’influence a dû s’adapter au Covid-19.

Focalisation sur les réseaux sociaux

Le coronavirus pose de nombreux défis. Cependant, il peut également présenter de nouvelles opportunités. C’est le cas pour les professionnels du marketing d’influence. Etant donné l’annulation de shootings photo, ces derniers se voient attribuer des nouvelles missions en termes de création de contenus publicitaires sur leurs réseaux. Il semblerait en effet que le nombre de marques qui engagent les influenceurs pour la création de contenu ait augmenté pendant la pandémie. «L’industrie du marketing d’influence a dû s’adapter au Covid-19, soutient Maeva Buono Verzola. Par exemple, certaines marques ont proposé des campagnes adaptées à la situation et faisables quant au lieu des shootings (à la maison) et des délais». 

De nouvelles occasions professionnelles 

Puisque, autant que possible, tout le monde doit rester chez soi, la présence sur les réseaux sociaux et l’engagement des followers augmentent de jour en jour. Il est donc important pour les influenceurs de rester fidèles à leurs abonnés en leur proposant quotidiennement de nouveaux contenus, qu’ils soient sponsorisés ou non. Les créateurs de contenus relatifs au sport sont nombreux. En cette période de crise, étant donné l’intérêt croissant pour les activités physiques qui peuvent se faire chez soi, leurs vidéos et leurs conseils sont très appréciés.

Pour ces professionnels du contenu digital, s’ouvrent alors de nouvelles opportunités comme celle de l’e-commerce, toujours plus en vogue. Maeva Buono Verzola soutient que le coronavirus a ouvert de nouvelles opportunités pour certains: «plusieurs personnes se sont surpassées pendant cette période difficile, que ce soit en termes de motivation pour créer du contenu pour leurs followers, d’organisation pour des futurs projets et de remise en question concernant les objectifs à atteindre».

Les réseaux sociaux sont importants pour les créateurs de contenu. Ce sont leurs plateformes de communication.

Contribuer et agir contre le Covid-19

Les influenceurs doivent donc adapter leurs activités. Ceci peut être compris comme une redirection professionnelle mais aussi comme la mise en évidence de leur influence en termes de communication. À ce sujet, Maeva Buono explique: «les réseaux sociaux sont importants pour les créateurs de contenu. Ce sont leurs plateformes de communication. Il est nécessaire, en temps de crise, de divertir ses followers avec du contenu original qui leur permette de s’évader et de penser à autre chose. Cependant, le pouvoir des influenceurs en termes de communication passe aussi par le fait de divulguer des informations importantes».

Comme le rappelle la blogueuse mode suisse, plusieurs ont utilisé ce pouvoir pour agir contre le Covid-19. En temps de crise, il est important que les recommandations gouvernementales atteignent la population. Dans ce cadre, les influenceurs peuvent véhiculer les décisions prises par les autorités, contribuant ainsi à éviter la désinformation. La relation qu’ils entretiennent avec leurs followers s’apparente à de l’amitié, ce qui mène les gens à suivre leurs conseils. 

Nombreuses sont les personnes qui s’informent au travers des réseaux sociaux. Ainsi, ces canaux deviennent des nouveaux médiums d’information très utiles en cette période. Mais certains influenceurs ont même été plus loin. En effet, certains n’ont pas seulement transmis les recommandations gouvernementales. Leur influence leur a permis d’agir en organisant des collectes de fonds destinées, par exemple, aux hôpitaux et centres médicaux. C’est notamment ce qu’a entrepris Chiara Ferragni, la fameuse influenceuse italienne qui a organisé une collecte GoFundMe. En moins d’une semaine, elle a collecté quatre millions d’euros destinés à plusieurs hôpitaux italiens. 

Texte Andrea Tarantini

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