Quelles sont les compétences professionnelles qui compteront le plus à l’avenir? Il faudra certainement de la personnalité et des capacités techniques et un apprentissage continu, ce qu’on appelle les Liquid Skills.

Si l’on discute avec les responsables du personnel des grands fournisseurs d’énergie ou des géants de l’Internet, on comprend que la personnalité est importante. «Lorsque le candidat est invité dans notre entreprise, son curriculum vitae n’a plus vraiment d’importance», explique Bettina Günther, directrice des ressources humaines chez Amazon pour l’Allemagne, la Roumanie et la Pologne. «Nous voulons vraiment faire connaissance avec la personne interviewée. A-t-elle sa place dans l’entreprise? Le candidat est-il passionné et curieux d’apprendre de nouvelles choses?»

L’apprentissage continu, ce qu’on appelle «Liquid Skills», déterminera si l’on réussit – et il en sera ainsi à l’avenir. Les six mégatendances décrites récemment par la société de conseil EY soulignent le fait que les emplois du futur intégreront les besoins et les convictions de chaque employé. Une formation continue et constante sera cruciale si la Chine, l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient, marchés en expansion dans le domaine de la recherche et de l’éducation, devront rattraper massivement leur retard.

Cependant, l’apprentissage et la volonté de parvenir à de bonnes solutions en équipe ne fonctionneront à l’avenir que si les employés comprendront vraiment l’entreprise. Ils devront donc être capables de visualiser et d’analyser tous les processus et de les interpréter pour leur domaine d’activité. Le patron sait tout? Se plaindre au lieu de recommencer à travailler? Il ne s’agit là que de vielles chansons passées de mode.  

Télétravail et sauvetage mondial

La crise de coronavirus a fait du home office une tendance – tout comme la flexibilité requise et le talent d’improvisation. À l’avenir, les entreprises devront offrir encore plus de possibilités de télétravail si elles veulent attirer les meilleurs cerveaux. 

En outre, la sensibilisation à l’environnement est importante pour la jeune génération. De nombreuses entreprises n’atteindront cette génération qu’avec de «bonnes résolutions». Mais celles-ci ne doivent pas seulement concerner une publicité ou des chiffres d’affaires. La question centrale doit être «qu’est-ce que mon meilleur produit fait réellement pour la planète? Les départements «verts» qui ont un impact positif et qui renouvellent ou reconstruisent les infrastructures emploieront des ingénieurs, des biologistes, des professionnels de la communication et des candidats convaincus. Une conférence de presse financière sans un PDG de la durabilité? Dans dix ans, ce sera impensable!

Texte Rüdiger Schmidt-Sodingen

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