Le marketing de contenu est un moyen éprouvé de faire connaître une entreprise et de consolider sa réputation. Cependant, tous les types de marketing de contenu ne sont pas les mêmes. Selon le groupe cible, il est important de tenir compte des différences et d’adapter la stratégie. Ainsi, si l’on désire atteindre d’autres entreprises ou des particuliers par le biais du marketing de contenu, certains points doivent être pris en compte.

En matière de marketing, on distingue le marketing B2B et B2C. Le premier s’adresse à d’autres entreprises, le second aux clients finaux, principalement des particuliers. Selon le groupe cible que l’on souhaite atteindre, on doit structurer notre marketing de contenu différemment. D’autres points doivent être également mis en évidence.

Faits et chiffres

«Le marketing de contenu devient également de plus en plus important pour les entreprises B2B. Néanmoins, beaucoup de sociétés ne savent pas encore comment elles peuvent ou veulent utiliser correctement ce type de communication», explique Margrith Scherrer, responsable des solutions numériques de marketing de contenu chez Smart Media Agency à Zürich.

Les entreprises B2B se concentrent souvent sur des sujets complexes qui nécessitent beaucoup d’explications. «Grâce à un contenu approprié, l’entreprise est perçue comme un expert en la matière», explique Margrith Scherrer. La confiance du groupe cible doit être gagnée. «En fin de compte, il s’agit d’attirer l’attention, d’étendre le réseau et enfin de courtiser de nouveaux clients, même si le processus est plus long qu’avec le B2C», résume l’experte en solutions numériques de marketing de contenu. Elle ajoute: «Le récit joue ici un rôle important, c’est lui qui transmet le mieux les informations et les faits. Une pincée d’émotion est également essentielle. En effet, grâce à l’émotion, l’information reste mieux ancrée dans la mémoire. Ce phénomène est dû aux associations qui s’y sont créées».

Emotions et récits

Le marketing de contenu B2C diffère de son homologue, en particulier sur un point: l’implication de l’émotion. Alors que le marketing de contenu B2B vit de faits, de chiffres et de réussites représentatives, dans le B2C,ce sont les émotions qui entrent davantage en jeu. Grâce à une narration ciblée, le client final s’intéressera en effet à la question et voudra s’impliquer davantage. Les groupes cibles sont aussi généralement plus faciles à atteindre puisque, selon le sujet, tout le monde peut être concerné. Généralement, avec les consommateurs finaux, l’accent est mis sur la satisfaction des besoins. Ainsi, avec le bon contenu, une entreprise peut se distinguer de la concurrence.

«En particulier avec les entreprises B2C, l’accent est mis sur la génération de revenus. Elles veulent voir le succès de chaque activité de marketing et pouvoir le mesurer en termes de ventes», souligne Margrith Scherrer. «C’est là que les avantages du numérique entrent en jeu. En ligne, vous pouvez facilement suivre la mesurabilité, ce qui est plus difficile dans les médias hors ligne. Bien entendu, cela s’applique également au secteur B2B», précise-t-elle.

Les informations factuelles sont également les bienvenues lorsqu’il s’agit d’un produit à forte implication. Cependant, il est préférable d’aller chercher le client sur le plan émotionnel. Après tout, qu’est-ce qui a le plus de chances d’être perçu: un tableau avec des données relatives au nombre moyen d’heures d’ensoleillement dans un lieu de vacances ou une description pittoresque d’une journée sur une chaise longue?

Qu’elle soit informative ou émotionnelle, B2B ou B2C, une bonne histoire est donc la clé. Finalement, il existe de nombreuses interfaces, il est donc d’autant plus important de comprendre les deux options.

Texte SMA

Traduit de l’allemand par Perrine Borlée

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